Classement National Pro Allianz

Classement_National_Pro_Allianz_1

    Télécharger le calendrier

Carte des Tournois
btn_newsletter
btn_inscription
havret2011

Avant d’entrer dans l’ultime partie de la saison, qui doit lui permettre de conforter sa présence à la finale de la Race to Dubaï, Grégory Havret prend quelques minutes avec nous, pour se pencher sur les dernières péripéties du circuit dont il est le parrain, l’Allianz Golf Tour.

Grégory, l’Allianz Golf Tour, lui aussi, entre dans sa phase finale. Il ne reste que 4 épreuves à disputer * ; et vous avez noté que les deux derniers tournois ont été remportés par des joueurs français. Quelles réflexions vous inspirent les victoires de Clément Sordet à Metz, et de Romain Schneider à Saint-Saens ?

« Elles sont avant tout porteuses de beaucoup d’espoir, sur l’avenir de ce circuit, et, plus globalement sur l’avenir du golf français. La victoire à Metz de Clément Sordet, que je n’ai jamais rencontré, est la preuve qu’une barrière est tombée car, à mon époque, quand on était amateur, on ne jouait pas de tournois pros. Et quand, par hasard, on en faisait un, on le faisait sans aucun espoir de le gagner. Et Clément Sordet à Metz, comme Romain Wattel l’an dernier à Strasbourg, ont prouvé aujourd’hui qu’il était possible, en étant amateur, de battre les pros. C’est formidablement désinhibant pour ces jeunes joueurs ; et cela veut dire que la transition du monde amateur au monde professionnel est beaucoup plus facile qu’elle l’était pour nous. Romain Wattel, Alexandre Kaleka et Victor Dubuisson, tous anciens vainqueurs sur l’Allianz Golf Tour, le prouvent aujourd’hui sur le circuit européen. Quant à Romain Schneider, je le connais de nom. J’ai toujours entendu dire de lui qu’il faisait partie de la relève la plus jeune. Et il est évident que cette victoire qu’il a remportée en Normandie va lui permettre d’aborder les tournois de manière plus sereine. Il sait maintenant qu’il peut gagner. Là encore, une barrière est tombée. Et, pour avoir discuté à de nombreuses reprises avec de jeunes joueurs de l’Allianz Golf Tour, je sais que jouer en France est plus facile, plus agréable pour eux que de jouer à l’étranger. Et je note d’ailleurs qu’en bientôt 5 années d’AGT, nombreux sont les jeunes joueurs qui ont remporté leur premier tournoi international sur le sol français. Auparavant c’était beaucoup plus compliqué parce-qu’il y avait en France très peu de tournois internationaux. En bref de nombreux tabous sont aujourd’hui tombés ».

Et, à terme, pas forcément très éloigné, cela signifie-t-il pour vous que le haut niveau français va devenir de plus en plus fourni ?

« Il me semble que c’est inéluctable et je m’en réjouis. J’attends avec impatience d’accueillir ces jeunes joueurs sur le circuit européen. Quand je suis arrivé sur ce circuit, nous n’étions que 3 ou 4 joueurs français. Aujourd’hui nous sommes 10 et demain, probablement une quinzaine. Et ceci, mathématiquement, va nous rapprocher de l’objectif fixé par la fédération : placer des joueurs parmi les 50 premiers mondiaux. Je me souviens d’une interview de Martin Kaymer dans laquelle celui-ci disait que la golf français offrait une très belle image ; et qu’il comptait une multitude d’excellents joueurs. Un bel hommage en forme de concrétisation d’un travail de fond, mené conjointement par la Fédération Française de Golf, des partenaires très impliqués – Allianz en est le meilleur exemple -, et les entraîneurs aussi, qui adaptent de mieux en mieux leur enseignement aux exigences du très haut niveau ».

En 2007, vous aviez joué, à Barbaroux, la première grande finale de l’Allianz Golf Tour. Et cette année, pour la première fois depuis 4 ans, vous serez également là lors de la finale.

« J’avais promis de jouer à nouveau cette année un tournoi de l’Allianz Golf Tour. Je tiendrai ma promesse et serai présent au Mauritius Golf Masters, à la mi-décembre, pour ce tournoi qui va permettre aux 20 meilleurs joueurs de l’AGT de se mesurer à des joueurs invités. Il me tarde d’y être. Parce- que ce sera véritablement une semaine de fête. Et parce-que je pourrai aussi mettre des visages sur des noms de jeunes joueurs dont je ne connais pour l’instant que les résultats. J’aimerais me rendre plus souvent sur les épreuves, mais la densité du calendrier du tour européen m’en empêche. J’ai envie de les voir jouer, de parler avec eux, de connaître leur manière de voir les choses. Je suis pressé de rencontrer ceux qui, un jour, prendront ma place, pour que nous fêtions ensemble cette fin d’année ».   

*Interview réalisée avant l’Allianz Open Grand Toulouse

avec Eric Gendry

Photo : FFGolf


Technogenics