31 Janvier 2011
Depuis Barbaroux et son sacre dans l’Allianz Golf Tour, on n’a guère vu le nom de Raymond Russell dans les leaderboards des tournois de l’European Tour, pour lequel il avait gagné sa carte en terminant à la 19ème place du ranking du Challenge Tour. Et pour cause, depuis le mois de décembre, l’écossais accumule les pépins de toutes sortes. Explication, de la bouche même de l’intéressé.
Je n’ai fait en fait qu’un tournoi, l’Open d’Afrique du Sud. J’y ai été disqualifié pour avoir signé une mauvaise carte. Au lieu de 4 et 4 sur les trous 13 et 14, j’avais inscrit sur la carte 3 et 5. Le total était le même, mais le fait d’avoir marqué 3 au lieu de 4 sur le 13 m’a valu d’être disqualifié. Depuis le 18 décembre, je n’ai plus touché un club de golf. J’ai attrapé un virus, probablement en Afrique du Sud. Et depuis, je vais d’hôpital en hôpital. Et les médecins me donnent comme seul conseil de me reposer et de ne rien faire. Ce qui est dommage est d’avoir manqué 2 tournois dans lesquels je pouvais rentrer.
Alors combien de tournois pensez-vous jouer cette année ?
J’espère une vingtaine. Et parmi eux, il y aura l’Open de France (N.D.L.R. En tant que vainqueur de l’Allianz Golf Tour, Raymond est invité). Je suis impatient de jouer ce tournoi sur ce magnifique parcours.
Comment vivez-vous ce retour sur le circuit européen, 6 ans après l’avoir quitté. Comme une revanche, comme la reprise d’un job interrompu ou comme une faveur que le golf vous devait ?
Certainement pas une revanche. Je vois plus ce retour comme un challenge et une occasion de me ré-étalonner par rapport au meilleur niveau. Car, quand j’ai perdu ma carte fin 2005, je jouais tout simplement trop mal. Ce ne pouvait pas être significatif. J’aimerais bien voir à quelle place je me situe en jouant mon meilleur golf. Mais pour arriver à ce niveau, je vais surtout devoir beaucoup travailler mon petit jeu dès que je serai rétabli. Je voudrais dire aussi que le golf ne me doit rien. Il m’a déjà tellement donné. J’ai la chance, en faisant ce que j’aime, d’avoir rencontré des gens formidables et découvert des endroits exceptionnels.
Le 7 mars prochain, vous serez avec nous pour un ultime au-revoir à la saison 2010 d’Allianz Golf Tour. Avec le recul, que garderez-vous de ces années « françaises » ?
Un souvenir comparable avec aucun autre. Ces années ont été des années de reconstruction sur le plan golfique, mais des années de découverte sur le plan humain. Quand je suis arrivé sur ce circuit, j’étais moralement assez bas. Et je n’oublierai jamais la manière dont tout le monde m’a aidé. J’ai connu des gens différents, et j’ai aussi vécu de manière un peu différente. Je me déplaçais beaucoup avec ma voiture et cela m’a permis de découvrir des régions françaises dont je ne soupçonnais pas l’existence. Je ne garderai que des bons souvenirs. Et je serai ravi de revoir le 7 mars tous ceux avec lesquels j’ai passé ces années.
Eric Gendry (Photo : Alexis Orloff / FFGolf Production)





