10 Juillet 2010
Belle journée pour les français qui placent 15 joueurs dans le cut. Emmenés par un Adrien Bernadet en grâce. 1 coup seulement sépare le français du leader suédois de cet Allianz Golf Open de Lyon, Oscar Floren.
Celui qui ce week-end pourrait constituer une des meilleures chances françaises dans cet Allianz Golf Open de Lyon, ne doit sa présence ici qu’à la vivacité d’esprit de Rénald Meunier, directeur sportif du tournoi, venu hier le tirer par la manche alors qu’empêtré avec une photocopieuse trop lente, il était en train de rater son heure de départ. Une sombre histoire de carnet de parcours qu’il fallait, pour d’énigmatiques raisons, photocopier aurait pu donc le priver de ce qui, peut-être, dimanche soir, sera sa meilleure perf de l’année. C’eût été vraiment dommage d’autant que, en ce moment, Benoît Teilleria fait des gros travaux chez lui au Pays Basque, et qu’il verrait bien quelques gains en tournois contribuer au financement de ces travaux. C’est pas mal parti.
Et c’était aussi très bien parti pour Adrien Bernadet, qui trou après trou, dans le fly de l’après-midi, grapillait des places au classement général. Et son trou n°17 résume à merveille ce mélange de confiance en lui et de chance qui l’a porté toute la journée. Il commence par lâcher son drive à gauche. Sa balle rebondit sur un arbre sur lequel est appuyé un commissaire, et il la retrouve parfaitement couchée dans le foin, avant de l’expédier d’un coup de fer 7 à moins d’un mètre du drapeau. Il aurait pu ressortir de ce trou avec un bogey et un commissaire blessé, il en ressort avec un birdie ; qu’il s’empressera d’ailleurs de rééditer sur le dernier trou. Pour s’inviter demain dans l’avant-dernière partie. Celle qu’il préfère nous disait-il, parce-que, estime-t-il, « la dernière est plus visible ». Cela dit, si Adrien continue de jouer comme ça, on va bien finir par le remarquer. C’est difficile d’être à la fois vainqueur et caché. Belle journée que ce vendredi… Jusqu’au bout. Jusqu’à l’arrivée, vers 19h30, de Victor Riu qui, avec une carte de -4 et un total de -5, vient renforcer un contingent, déjà bien fourni, de français qui pourraient jouer un coup ce week-end.
Eric Gendry
Photo : Alexis Orloff








