24 Septembre 2011
22 joueurs sont ce soir groupés en 5 coups seulement derrière Thornton l’irlandais et Little l’anglais. Parmi eux, 6 français, regroupés derrière Julien Quesne. Au sein de ce groupe, Antoine Schwartz (photo), jeune amateur de La Boulie.
- « C’est tôt pour commencer ! »
- « on a fait pire ! »
Dialogue de haute-tenue dès potron-minet, entre le journaliste et le joueur, François Delamontagne pour ne pas le citer. La scène est assez inhabituelle. Il est 7h30, et, ca et là, dans cette cour de l’hôtel Mercure qui tient lieu de poumon à cet Allianz Open Grand Toulouse, des joueurs avachis sur des bancs attendent une heure de départ qui se rapproche, mais sans pouvoir encore aller s’échauffer… Car il fait nuit. Des menaces d’orages avaient en effet amené les organisateurs à avancer le plus possible les départs ce samedi. C’est la première particularité de cette journée.
La seconde, est que ce troisième tour nous amené en haut du leaderboard des visages pas tous nouveaux mais tous inattendus. Le premier est Antoine Schwartz. A 22 ans, le champion de France amateur en titre dispute ici son premier tournoi du Challenge Tour. Aujourd’hui, il joue -4 pour s’installer, dans le total de -9, à la porte du top 10. Mais, plus encore que le score, c’est la manière qui étonne : « Sur 13 fairways, je n’en ai touché que 4. Et bien souvent, je ne me contentais pas de les rater, je me mettais vraiment en difficulté ». Mais c’est donc le petit jeu qui a fait la différence : « Sur tous les petits putts, j’attaquais. Je suis en pleine confiance dans ce secteur et je savais que faire mourir la balle dans le trou pouvait être très dangereux sur ce type de greens ». Et pour l’observateur, cette manière qu’avait Antoine de systématiquement aller taper l’arrière du trou avait quelque-chose de très spectaculaire. Sa 11ème place, Antoine Schwartz la partage avec deux figures du golf français qui, toutes les deux, opèrent un retour vers le premier plan. Michael Lorenzo-Vera, enfin débarrassé des pépins multiples qui lui pourrissent la vie depuis de longs mois, signe aujourd’hui une carte de -5. Quand on s’appelle MLV, qu’on est à 4 coups de la tête, et qu’on a très très faim, on ne pense évidemment à rien d’autre qu’à la victoire. Mais la surprise Lorenzo a été occultée, en fin de journée, par une autre surprise beaucoup plus énorme encore. Jean-François Remesy qui avait arraché in extremis le cut hier soir, ramène la meilleure carte de la journée, -7 : « Je pense que c’est une conséquence de la nouvelle approche que j’ai du golf. Le plaisir avant le score ». Pourquoi-pas alors continuer à se faire plaisir demain. Ce soir, derrière un paquet de quelques joueurs venus de pays qui sont tous situés plus au nord que la France, le classement nous offre un peloton de chasse à forte coloration française. Julien Quesne est le mieux placé, à deux coups ; mais Christophe Brazillier et Damien Perrier sont encore dans le coup, respectivement à 3 et 4 coups.
Eric Gendry
Photo : Alexis Orloff - FFGolf Production








