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Pleneuf_Dimanche

Une carte de 61 le samedi, un 76 le dimanche... peu importe pour l'Anglais Philip Archer qui allait soulever le trophée du 5e Allianz Open Côtes d'Armor Bretagne. Dans un vent violent souvent accompagné d'une petite pluie, tout le monde a souffert. Le tableau de scores couvert de bogeys, voire souvent plus, en est la preuve. Et dire que le tournoi a été déplacé en juin pour optimiser les conditions...

Une seule carte sous le par, 68 pour l'Anglais Jamie Moul, une autre dans le par pour le Suédois Martin Erlandsson, et les 66 autres joueurs au-dessus du par. Le décor était posé pour cette dernière journée bretonne. Pour Pascal Vincent, directeur du tournoi, la météo a juste eu quelques heures d'avance sur les prévisions. Avec un vent de Sud à 50 km/h et des bourrasques montant facilement à 80, il était difficile de mettre en jeu comme d'assurer les approches. Le témoignage du jeune amateur Mathieu Decottignies Lafon est rempli d'enseignement. « J'ai mis huit pars sur le retour mais je suis dégoutté. Au 14, j'ai drivé en draw comme les jours précédents mais elle a pris le vent pour atterrir dans la pampa. Une erreur qui allait me coûter un triple. Heureusement que j'étais là pour apprendre... » A peine sorti du green du 18, Philip Archer admettait avec le sourire que son 76 dominical avait été plus difficile à ramener que son 61 de la veille. La seule différence au-delà des quinze coups, c'est qu'en ce dimanche tout le monde avait perdu des coups tout au long de la journée. Un sentiment partagé par l'Autrichien Ronald Steiner qui venait de rater un putt de 80 cm sur le 18 pour forcer la porte d'un play-off. « C'est comme çà, cela fait sept fois que je joue ici, ce qui est exceptionnel ce sont les conditions que nous avons eues les jours précédents. Ce parcours a été conçu pour être joué dans le vent... Et très bien dessiné d'ailleurs même si on a tous souffert aujourd'hui. » Un hommage rendu à l'architecte Alain Prat qui a su modeler ces collines faisant face à la plage des Vallées il y a une vingtaine d'années. François Delamontagne nous avait promis du spectacle. Même s'il a mieux maîtrisé les conditions que d'autres joueurs, il a connu son lot d'erreurs payées cash. Comme sur le 12 où après une mise en jeu moyenne, il lui restait un fer 3 pour le green. Sa balle coupée, prenant le vent, allait s'égarer dans les ajoncs en dessous du green. Un drop, un chip et deux putts pour un double bogey... Ce genre de scénario a été monnaie courante dès l'aube. L'Espagnol Augustin Domingo donnait le ton dès le 1 avec un score de 10 sur ce par 4... Difficile à rattraper dans la pluie matinale ! Assez satisfait de son jeu, François Delamontagne tenait à rendre hommage à l'Anglais Andrew Willey qui, malgré trois triple bogeys, a gardé son flegme jusqu'au green du 17 où il a tout de même juré discrètement ! Meilleur Français à la troisième place, Adrien Bernadet est resté dans son jeu jusqu'au 15 où il concédait un bogey suivi par deux autres au 17 et au 18. Un ultime bogey toutefois chanceux puisque son approche s'envolait hors-limites avant que sa balle ne rebondisse sur une barrière devant le club-house pour revenir dans le bunker. Il était temps que cela se termine... Et comme disait Philip Archer en soulevant le trophée : « Par moments, ce n'était même pas un temps à mettre un Anglais dehors ! » Même s'il a lâché beaucoup de coups, il n'était pas question de perdre sonsens de l'humour britannique dans le vent breton. A 39 ans, Archer renoue avec la victoire, sept ans après son premier succès glané un soir d'été en Suisse. Des Alpes aux Côtes d'Armor, difficile de voir des ressemblances au-delà du bonheur de cet homme qui dédiait sa victoire à son épouse, nouvellement maman depuis six semaines.

Photo : FFGolf Production



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